Conseil municipal: la majorité se fissure "source Midi Libre"
Consensuelle n'est pas le meilleur adjectif pour qualifier l'ambiance du dernier conseil municipal avant la trêve estivale. Dès les premiers dossiers, l'opposition a tenu à marquer sa différence avec la majorité, regrettant tout d'abord (à l'occasion du vote des tarifs d'accueil de la vingtaine d'élèves des communes alentour) la fermeture d'une classe. Si la menace est récurrente depuis quelques années, c'est aujourd'hui une réalité, même si le maire, Georges Vincent, ne doute pas un instant de la réouverture de cette classe en septembre compte tenu des inscriptions déjà enregistrées.
Le premier édile a ensuite proposé au conseil de modifier à la baisse le montant du forfait de la garderie scolaire, celui-ci passant de 1.10 à 1 €, alors qu'une décision du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) devrait permettre d'attribuer en complément des bourses sur des critères similaires à ceux définissant les aides pour la cantine. L'ancienne tarification, votée à l'unanimité en juillet 2009, avait engendré une augmentation plus que significative pour les familles. Après avoir fait son mea culpa, l'opposition s'est abstenue cette fois, demandant la gratuité du premier quart d'heure, et rappelant que les fédérations de parents d'élèves réclament toujours le rétablissement du découpage en tranches horaires.
La tension est montée d'un cran lorsqu'il s'est agit de l'aménagement d'un carrefour sur l'avenue du Pic Saint-Loup à hauteur du lotissement des Lavandins pour un montant de 120 500 euros, qui permettra de desservir, via un accès tracé à travers un espace vert public, quatre nouveaux commerces créés dans le haut de la Grand'Rue, moyennant une participation financière du propriétaire de 21 500 € (17.84%). Satisfaits d'avoir enfin une réponse aux questions posées lors des deux précédents conseils municipaux, les élus d'opposition dénoncent "un aménagement qui n'est fait que pour ces quatre commerces", financé à plus de 80% par la collectivité. Ils s'étonnent que l'aspect esthétique indigne de ce secteur situé à l'entrée du cœur de ville n'ait pas été signalé dans le cadre du diagnostic sur le PLU, et s'interrogent sur la nature des négociations menées avec le propriétaire.
Un avis que semblent partager plusieurs élus de la majorité puisque si l'opposition a évidemment voté contre le projet, six élus de l'équipe de Georges Vincent, dont deux adjoints, ont refusé de prendre part au vote, alors que ce dernier défendait le projet au motif qu'en zone urbaine, les aménagements sont dus, aménagements qui semblent cependant déjà exister côté Grand'Rue.
Répondant par anticipation à une tribune du groupe Saint-Gély en Action à paraitre dans le journal Dialog', le maire a ensuite dressé sans plus d'explications l'inventaire des acquisitions foncières réalisées depuis qu'il est à la tête de la commune, avant de s'engager dans un long historique du syndicat mixte des eaux et de l'assainissement à l'occasion d'un vote sur l'intégration de nouvelles communes, et de répondre aux questions sur l'implantation de la future piscine communautaire. Mais la gestion de l'eau et la localisation du nouvel équipement public dépendent désormais des choix effectués par la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup au sein de laquelle Saint-Gély, bourg centre, ne dispose pas de vice présidence, et semble avoir quelques difficultés à faire entendre sa voix à en juger par la décision récente d'implantation de la piscine à Saint-Mathieu-de-Tréviers et la reprise de la compétence eau brute par la CCGPSL.
Des sujets recueillant l'assentiment général ont toutefois été abordés comme le renouvellement du Contrat Enfance et Jeunesse à l'issue d'une présentation par Guillaume Salles (directeur de la jeunesse et des sports) des activités proposées par la commune, l'adoption du chèque emploi service (CESU) pour le paiement de certaines prestations, une aide de 1 500 € aux communes sinistrées du département du Var, ou encore la dénominations de rues nouvellement créées.