"mourir" sur les trottoirs de St Gély
Ce pourrait-être un thème pour une chanson ou un article engagé ou décalé selon les sensibilités...
Dimanche dernier, 30 juin 2010, 8h45, jour de la fête des mères ... en sortant de ma fleuriste préférée, grand rue, je suis descendu du trottoir les bras chargés de fleurs pour laisser le passage à une dame remontant la rue en sens inverse (si, si, la courtoisie est encore possible de nos jours !). Il est vrai que ma visibilité, restreinte du fait d'un bouquet décidemment trop garni mais si raffiné, je n’ai pas vu la véhicule, de fort gabarit (du fait des es 4 roues motrices) qui remontait lui aussi la rue assez pressé de trouver, peut être, un fleuriste ou un boulanger ouverts en cette heure matinale.
J'ai senti le vent du rétroviseur. En pivotant brutalement sur moi-même, pour ne pas être renversé j’ai évité le choc...Maman! …merci maman , je reviens de loin !...
Aujourd'hui, jeudi 3 juin 2010, 8h25, je remonte la rue de l'Olivette vers la cave coopérative (en vélo). A moins de 20m du rond point je me retrouve nez à nez avec un 38 tonnes à benne pressé d'aller charger à la carrière de Combaillaux (comme il est rassurant de voir le zèle de ces travailleurs si soucieux du rendement de leur travail !). Je ne dois ma survie (à ce zèle admirable) qu'à l'embardée vers le parking de la banque située dans le rond point. Mon cœur de sportif, qui culmine habituellement à 45 battements par minute, a du doubler, adrénaline aidante, son rythme de croisière...Je ne mourrais donc pas cette fois d'une crise cardiaque ni sur l'autel de la productivité..
On pourrait en rire...Pour ma part je suis las de radoter qu'à St Gély il n'est pas bon d'être piéton ni cycliste en centre ville.
J'ai réellement failli être estropié ou tué à deux reprises en moins de 5 jours et sans être vaniteux je pense que ma vie vaut celle d'un élu.
Si je rédige ce mot d'humeur c'est pour qu'il fasse acte de ces faits réels.
Je souhaite que rien n'arrive avant la restructuration, si attendue, des sens de circulation et du calibrage des espaces piétons en centre ville. Si par malheur un drame survenait, à compter de ce jour, à défaut de jurisprudence ma mésaventure pourrait faire office de "juris’imprudence ».
Que nos mamans et nos bonnes étoiles continuent à nous protéger…en attendant je crois que je vais reprendre ma voiture polluante pour aller faire mes courses à St Gély…c’est plus sûr !!!
MT