Budget: 824 000 € supplémentaires
En préambule au dernier conseil municipal, Louis Grimmonprez a été installé au sein de l'assemblée, remplaçant Virginie Frey, démissionnaire. Membre de la majorité, il la remplacera dans les commissions jeunesse-sport et école.
A l'ordre du jour figurait le vote du budget supplémentaire, pour un total de 824 000 €, répartis à parts sensiblement égales entre fonctionnement et investissement.
Ainsi, côté fonctionnement, ce sont 417 000 € qui ont été approuvés, englobant notamment 200 000 € de recettes supplémentaires liées aux droits de mutations, signe, si les prévisions n'avaient pas été exagérément pessimistes, d'une reprise du marché immobilier sur la commune.
Pour ce qui est des investissements, les 407 000 € ajoutés au budget primitif sont liés pour l'essentiel à l'acquisition du terrain de « La Plantade » qui accueillera une nouvelle ZAC à l'entrée de la ville en provenance des Matelles, ainsi qu'à l'achat d'un second panneau électronique d'information, jumeau de celui installé à proximité de l'espace Georges Brassens.
En cohérence avec leur vote sur le budget initial et réitérant leurs réserves quand à la réalisation de la totalité des investissements prévus sur l'année, les élus de l'opposition se sont abstenus lors du vote.
La communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup (CCGPSL) influe de plus en plus sur le destin de la ville et de ses plus proches environs. Elle était une nouvelle fois à l'ordre du jour.
Les élus majoritaires ont entériné la décision de la CCGPSL prévoyant le déménagement du centre sportif de l'UCPA. Alors que la zone de Saint-Sauveur était un temps pressentie pour accueillir la future piscine communautaire (qui sera finalement construite à Saint-Mathieu-de-Tréviers), le centre équestre va émigrer du côté du Triadou, laissant place à une clinique, la quatrième sur le secteur.
Les élus de l'opposition se sont partagés entre vote contre et abstention, regrettant qu'à proximité d'un lycée et d'un collège on ne privilégie pas l'installation d'équipements collectifs à destination de la jeunesse, sportifs notamment.
Georges Vincent a également présenté succinctement le rapport d'activités de la communauté de communes, rappelant les différentes compétences (obligatoires, optionnelles, facultatives et supplémentaires), avant d'inviter les personnes intéressées à consulter le document en mairie. L'évocation de la compétence tourisme a permis de constater le souhait des élus, toutes tendances confondues, de voir un hôtel s'implanter à Saint-Gély, et tout laisse à penser qu'il se fera.
Sur le dossier du LIEN, le contournement nord de Montpellier, l'unanimité était aussi de rigueur. Les documents d'urbanisme de la commune seront donc mis en conformité avec la déclaration d'utilité publique, ce qui permettra, après accord des autres villages concernés par le tracé, la réalisation de la portion comprise entre Saint-Gély et Bel Air. Georges Vincent a rappelé l'urgence du dossier (le LIEN devrait être achevé d'ici à 2015 si de nouveaux recours ne sont pas intentés), ainsi que la nécessité d'assurer la cohabitation entre la faune et les automobilistes par une protection de la route et l'aménagement de passages souterrains pour le gros gibier.
Parmi les décisions prises par délégation, le maire a engagé 30 000 € pour des études complémentaires dans le cadre de l'élaboration du plan local d'urbanisme (PLU), "afin d'établir une politique globale et cohérente en matière d'urbanisme" comme l'a rappelé Philippe Leclant pour le groupe majoritaire.
Enfin, en marge des débats, certains élus "qui ne lisent pas le magazine du conseil général" - toujours selon Philippe Leclant, mais sans doute aussi de nombreux Saint-Gillois, ont pu apprendre qu'il était désormais possible d'emprunter les bus du département pour la somme forfaitaire d'un euro sur des trajets intra-muros.