Montpellier. Les Matelles Gilles Frontin veut ravir le canton à l'UMP

POLITIQUE : Le candidat PS n'a pas attendu la confirmation du comité national pour partir en campagne
Gilles Frontin n'est pas homme à perdre son temps. Le candidat investi le 30 septembre dernier par les militants socialistes sur le canton des Matelles n'a pas attendu le feu vert du comité national pour entrer en campagne.
Ce Saint-Gillois, conseiller d'opposition, est pressé d'en découdre. Il organisait, il y a quelques jours, son premier point presse à Prades-le-Lez. Le candidat était accompagné de sa suppléante Stéphanie Bianciotto, Tréviésoise depuis dix ans, et de l'ensemble des secrétaires de section socialistes du canton. Exception faite de celui de Vailhauquès, lequel soutenait la candidature du maire Hussam Almallak.
Arguant du non-cumul des mandats et du renouvellement générationnel, Gilles Frontin, 38 ans, pense être en mesure de ravir le canton, à l'UMP depuis 1998.
«Je suis suspendu à la décision du bureau national mais j'imagine qu'elle sera positive. » Le candidat qualifie de « maladresse » la position d'André Vezinhet qui ne semble pas prêt à lui apporter son soutien. « Je lui ai écrit un courrier, j'attends une entrevue. Je ne vois rien d'insurmontable. » Pour Gilles Frontin, une autre candidature à gauche serait risquée. Celle de Jérôme Lopez, maire de Saint-Mathieu, est pourtant pressentie. « Europe écologie et le Front de gauche vont vouloir se compter. Tous les socialistes doivent être unis pour ramener ce canton à gauche. Cette élection sera très politique étant donné le contexte national. »
Toutes ces considérations mises à part, le candidat prévoit d'orienter sa campagne sur trois axes : préservation du cadre de vie, maintien de la cohésion sociale et redynamisation économique.
Cathy Soun
Publicité